Paris, le 30 octobre 2007-- Magnisense, société de diagnostic qui développe une nouvelle génération de tests biologiques pour le diagnostic humain et vétérinaire, la sécurité alimentaire et la protection de l’environnement, annonce aujourd’hui une présentation sur une nouvelle méthode d’enregistrement en temps réel de particules magnétiques in vivo. Cette présentation aura lieu en Floride, lors de la 52e conférence MMM, du 5 au 9 novembre 2007. L’article correspondant à cette étude est co-écrit par Magnisense et l’Université de Chicago. La société pense que cette technique sera utile dans le domaine du diagnostic, mais aussi dans d’autres domaines où l’on utilise des tests biologiques.
Selon Maxim Nikitin, chercheur pour Magnisense, les scientifiques utilisent de plus en plus les particules magnétiques (MP) comme marqueurs. Ces particules sont stables, contrairement aux marqueurs fluorescents, et plus sûres que les marqueurs radioactifs. Les MP peuvent également être utilisées comme vecteurs dans la délivrance de médicaments par magnétisme et comme agents thérapeutiques dans le traitement de tumeurs par hyperthermie.
Lors de sa présentation, Maxim Nikitin décrira le processus qui a mené à la mise en place de cette nouvelle méthode très précise d’enregistrement des niveaux de concentration de particules magnétiques dans les tissus biologiques et dans le sang. Selon Magnisense, c’est la première fois que des mesures quantitatives de la concentration de particules magnétiques dans le flux sanguin ont été réalisées en temps réel in vivo.
Un appareil BioMag spécifique, qui détecte les particules magnétiques grâce à leurs propriétés non-linéaires, a été utilisé pour ces expériences. Cet appareil peut enregistrer une infime variation relative de la susceptibilité magnétique, de l’ordre de 10-8 à température ambiante, ce qui correspond à une sensibilité de plusieurs nanogrammes de particules magnétiques par ml. Un cathéter transportant le flux sanguin d’un rat passe à travers l’appareil. Après une injection de particules magnétiques, la concentration de ces particules dans la circulation sanguine est mesurée toutes les 3 à 4 secondes. La distribution des particules magnétiques dans le sang depuis le site de l’injection et leur absorption par les organes a généré respectivement des signaux croissants et décroissants sur l’appareil.
La méthode a également été utilisée pour évaluer la distribution des particules magnétiques entre les différents organes du rat. Après injection d’une petite dose de particules magnétiques, la plus forte concentration par gramme de tissu a été observée dans le foie et la rate, alors que cette concentration était 8 fois plus faible dans le rein. Enfin, quasiment aucune particule n’a été retrouvée dans le cerveau et le cœur.
En comparaison avec la méthode de détection par le biais de particules radioactives, les résultats sont très prometteurs. Les particules magnétiques ont été synthétisées en utilisant un isotope radioactif du 59Fe. Les signaux magnétiques et radioactifs des échantillons d’organes et de sang du rat ont été examinés après injection de particules magnétiques. Les expériences indiquent que le seuil de sensibilité de l’appareil BioMag est le même que celui de la méthode radioactive. Cependant, la méthode magnétique proposée est plus sûre et moins chère, tout en proposant des mesures en temps réel in vivo. De plus, sa sensibilité peut être améliorée en changeant la géométrie de l’appareil.
La conférence MMM rassemble chaque année des scientifiques et des ingénieurs intéressés par les derniers développements dans tous les domaines du magnétisme fondamental et appliqué. L’accent est mis sur la recherche expérimentale et théorique dans le magnétisme, sur les propriétés et la synthèse de nouveaux matériaux magnétiques, et sur les avancées en technologie magnétique. Le programme inclut à la fois des auteurs d’articles sur le sujet et des experts invités à commenter ces articles. Des résumés seront disponibles lors de la conférence. L’article sera publié en entier dans le Journal of Applied Physics.
A propos de Magnisense : http://www.magnisense.com
Magnisense développe une nouvelle génération de tests biologiques qui s’applique au diagnostic humain et vétérinaire, ainsi qu’à la sécurité alimentaire et à la protection de l’environnement. L’innovation de Magnisense repose sur l’utilisation de billes superparamagnétiques comme marqueurs. Cette rupture technologique permet d’allier la performance des tests effectués en laboratoire avec la convivialité des tests rapides.
En utilisant une caractéristique unique des billes superparamagnétiques, la technologie MIAtek™ de Magnisense permet de détecter et de quantifier précisément une cible biologique dans de grands volumes d’échantillon. Le signal magnétique est insensible à l’environnement, ce qui permet une détection plus sensible et reproductible, ce qui n’est pas le cas des marqueurs traditionnels (enzymatiques, fluorescents, …).
Magnisense développe deux formats de tests pour différents types d’applications :
MIAstrip™ : Bandelettes de tests rapides « au pied du patient » avec un dosage unitaire rapide, un rendu objectif, quantifiable et traçable par un lecteur portable, par exemple pour les marqueurs de la grippe aviaire, les marqueurs cardiaques, le tétanos, les infections bactériennes, virales parasitaires ou mycosiques, , …
MIAflo™ : Cartouches pour la détection de contaminations bactériennes dans les produits alimentaires, par exemple pour la Listeria et la Salmonella, ou dans l’eau, pour la Legionella, avec une sensibilité permettant de réduire considérablement la durée de l’analyse.
Créée en 2003, Magnisense a effectué deux tours de financement pour un montant global de 6 millions d’Euros auprès de Baring Vostok Capital Partners et d’investisseurs privés.
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